C’est parti pour le baccalauréat au Sénégal !

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Début des épreuves
C/P : Le quotidien

Après 9 mois d’études, voici venu le jour J pour les élèves de terminale des lycées du Sénégal. C’est plus de 126.000 élèves qui tenteront d’obtenir le sésame pour intégrer les universités et écoles supérieures. Pour cette première journée d’examen et pour faire suite à mon billet le Top 7 des conseils pour gagner le baccalauréat, j’ai décidé de me rendre au lycée Blaise Diagne  de Dakar pour tâter l’atmosphère qui prévalait à quelques heures du début des épreuves.

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La femme gabonaise est-elle émancipée ?

 

Une femme gabonaise

Autres temps autres mœurs, c’est le moindre que l’on puisse demander en ce qui concerne la place que devrait avoir la femme africaine dans une société qui se mondialise au quotidien et qui en même temps s’arc-boute sur ses traditions. Comment alors concilier les deux pour que la femme africaine joue pleinement son rôle de fille, de femme, de mère et de citoyenne ?

La solution a pourtant été trouvée, c’est l’émancipation de la femme. Émancipation ne veut pas dire aliénation. Certains par conservatisme exagéré refusent l’ouverture alors qu’elle seule garantirait une prospérité équitable de la société. Read More

Droits de l’enfant au Gabon : où en sommes-nous ?

La situation de l’enfance au Gabon n’est point digne d’un Etat qui se veut protecteur de ses enfants et de ceux qui vivent sur son territoire. Depuis de longues années déjà, des voix se sont élevées pour attirer l’attention des pouvoirs publics et des populations sur la nécessité de garantir et de renforcer les droits de l’enfant en République gabonaise. Les chiffres sur la situation des enfants sont aussi déplorables qu’alarmants, car que ce soit le droit à la vie, à la santé, à l’éducation, à la protection, ils sont victimes de toutes sortes de violation de leurs droits.

Selon l’Unicef, 62 % des enfants gabonais meurent avant l’âge de 5 ans. Ce taux est à la baisse quand on sait qu’il y avait 86 % de décès en 2010 et 92 % en 1990. Le taux de mortalité infantile qui est un indicateur du niveau de santé d’un pays est de 49 décès/1000. Si on le compare à celui du Sénégal qui est de 55/1000 avec une population de 12 millions Read More

Hamed boutiquier malgré lui à dix ans

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Attaché à la protection et à l’épanouissement des enfants en Afrique, Esprit Africain aborde cette fois-ci le sujet des enfants boutiquiers à travers l’histoire d’un jeune Guinéen qui travaille malgré lui dans une boutique à Dakar. Son histoire illustre le drame des enfants exploités au profit des personnes très mal intentionnées. 

Ces informations m’ont été données par le jeune homme lui-même.   Read More

LES ENFANTS TALIBES AU SENEGAL

Enfants talibés jouant au foot

des enfants talibés jouant matinalement au football au quartier Sacrée-coeur à Dakar

On ne cessera jamais de dénoncer et d’éveiller les consciences sur la situation misérable des enfants talibés, tant que les mesures idoines ne seront pas mises en place par les dirigeants (es) Africains (es) afin de sortir définitivement la « jeune pousse Africaine » de cette servitude qui ne dit pas son nom.

La situation des enfants talibés ne date pas d’aujourd’hui, un peu comme tous les problèmes de l’Afrique ; Chaque année chacun(e) vient dire un mot à ce sujet, comme pour dire qu’il (elle) mesure l’ampleur du fléau et est résolument Read More

La baisse du prix du loyer au Sénégal vue par un étudiant

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Lorsque les rumeurs fusaient sur ce projet de loi personne ne pensait qu’elle (la loi) serait promulguée aussi rapidement par le chef de l’Etat Sénégalais, comme quoi quand les décideurs ont de la volonté les choses vont vite. En effet le Président Macky SALL a promulgué le jeudi 23 Janvier 2014 la loi portant baisse du prix du loyer en République du Sénégal. Il s’agit d’une baisse de 29% pour les logements sociaux, 14% pour les logements moyen standing et enfin 4% pour les logements haut de gamme.

Cette loi vient comme une bouée de sauvetage pour les étudiants étrangers résidents au Sénégal car il était devenu difficile de joindre les deux bouts quand on sait la part importante qu’occupe la charge locative dans les ressources des étudiants. S’il faut ajouter à cela les factures d’eau, d’internet et surtout d’électricité qui sont très salées, vous comprenez aisément les difficultés financières auxquelles font face les étudiants à chaque début de mois.

Sans conteste nous savons tous qu’il y a eu une flambée du prix du loyer au Sénégal depuis ces dernières années notamment à Dakar due essentiellement à la spéculation et à une forte demande. Pour les étudiants le minimum à payer actuellement est  de 50.000 FCFA la chambre, il est difficile d’en trouver moins chère  si ce n’est une pièce exiguë et mal finie. Il faut savoir que parfois les étudiants sont obligés de vivre à 2 ou à 3 dans une petite chambre pour partager entre eux le montant du loyer. Cette solution quoique salvatrice financièrement rend difficile les conditions de vie et d’étude pour les étudiants.

Les étudiants comme les populations accueillent avec bonheur cette loi mais que dira t-on des bailleurs ? Nous avons tous comment certains parmi eux réagissent quand ce genre de nouvelle arrive à leurs perrons : «  je ne veux pas en entendre parler, mon loyer ne baissera pas » disent-ils. Mais bon, heureusement que l’Etat a mis en place des mesures légales au cas où certains bailleurs refuseraient de se soumettre à la nouvelle loi. J’aurais entendu qu’un numéro vert (80007777) a été mis en place pour tous ceux qui souhaiteraient se plaindre, cela peut être fait également dans les commissariats.

La baisse du prix du loyer va véritablement augmenter le pouvoir d’achat des étudiants et des populations qui pourront enfin faire de l’épargne pour  faire face aux éventuelles imprévues que ceux-ci rencontrent régulièrement. Même si ce n’est qu’un début cette mesure est à encourager car tout compte fait c’est l’économie Sénégalaise qui en profiterait.

 

La dot au Gabon : l’Etat est en déphasage avec les pratiques sociales

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Tous les week-ends plusieurs dizaines de Gabonais se marient selon la coutume à Libreville comme à l’intérieur du pays. C’est un événement qui ne passe point inaperçu dans les rues de la capitale gabonaise, on y voit les convives vêtues du pagne que les mariés ont choisi pour leur union, de nombreuses voitures klaxonnant pour annoncer le passage des mariés, les cris des femmes acclamant la beauté du couple dès son arrivée au lieu de la cérémonie.

Comment ça se passe ? Deux familles se réunissent pour unir dans le respect de nos traditions deux de leurs enfants. Pour sceller cette union, une dot est versée par le marié pour valider l’union, mais aussi pour prouver l’amour que ce dernier porte à sa dulcinée. Tout simplement.

Le mariage coutumier est une réalité hebdomadaire au Gabon, pourtant le 31 mai 1963 par la loi n° 20/63 du 31 mai 1963 (J.O. du 1er juillet 1963, p. 510), l’Etat gabonais supprimait la dot. Pourquoi ? Les autorités seules le savent. Supprimer la dot, c’est en somme ne pas reconnaître le mariage coutumier au profit du mariage consacré par le code civil qui est de type européen. Il n’y a aucun mal à se marier à l’européenne, c’est un type de mariage comme tous les autres. Toutefois il paraît aberrant et contre nature de ne pas reconnaître le mariage qui est propre à nos coutumes c’est-à-dire celui qui est pratiqué chaque week-end par les Gabonais. Je ne pense pas que les Européens feraient la même bêtise : adopter un type de mariage qui ne corresponde pas à leurs traditions.

Cette décision de supprimer la dot a causé de nombreux torts à la société gabonaise, car laissant ainsi les milliers de femmes qui se sont mariées selon la coutume sans aucun recours légal pour faire valoir leurs droits. Plusieurs parmi ces femmes ont été chassées, spoliées de leurs biens et même maltraitées par la famille du défunt mari. Les discriminations faites aux  veuves et aux orphelins résident également dans cet anachronisme entre la loi et les pratiques sociales du pays. Si la loi reconnaissait la dot comme étant une preuve d’union alors la problématique sur les droits successoraux qui déchirent les familles aurait trouvé dans le mariage coutumier un début de solution. Le mariage coutumier n’est pas contraire à celui pratiqué à l’état civil à la seule différence que la dot scelle l’union au mariage coutumier et la bague au mariage à l’état civil. Il y a des améliorations qui peuvent être apportées sinon les deux sont acceptables.

De nos jours, je crois qu’il est temps de revoir ce texte de loi qui ne correspond nullement aux réalités gabonaises. La loi ne doit défendre que les activités nuisibles à la société, la dot n’en fait pas partie pour la supprimer au profit d’une tradition qui nous est étrangère. C’est une nouvelle fois la preuve que nos autorités n’ont jamais été en harmonie avec les réalités sociales du Gabon depuis les indépendances jusqu’à  nos jours.

Vous comprenez maintenant pourquoi l’Afrique n’arrive pas à régler ses problèmes, elle a épousé la culture et les pratiques étrangères tout en tuant les siennes. Comment évoluer harmonieusement si les autorités dénaturent elles-mêmes nos us et coutumes. C’est pourquoi j’en appelle aux autorités compétentes du Gabon de revoir de plus près cette loi inadaptée qui constitue non seulement une injustice coutumière, mais aussi une perte de nos traditions.

L’Afrique laisse ses enfants mourir

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Que font exactement les pays africains face aux vagues de décès enregistrés par l’immigration clandestine des jeunes vers l’Europe ? Attendent-ils qu’il y ait des millions de morts pour que des mesures appropriées soient prises ? La mort d’un seul Africain ne devrait-elle pas déjà suffire pour que nos dirigeants trouvent des solutions adéquates à ce tragique phénomène ? Autant de questions qui laissent tout le continent interrogatif et en larmes.

Nous connaissons tous les raisons de cette immigration clandestine, c’est un secret de polichinelle. Les jeunes Africains se sentent mal chez eux, ils n’ont pas de travail, mais plutôt des guerres fratricides qui ne laissent derrière elles que ruines, cendres et larmes. C’est pourquoi sans hésiter et en sachant les risques qu’ils encourent, certains de nos frères décident de prendre le chemin de l’immigration clandestine en espérant une vie meilleure en Occident.

La problématique de l’immigration clandestine qui tue des milliers de nos frères par an, n’emballe pas vraiment les dirigeants africains qui se concentrent seulement aux affaires de politiques politiciennes plutôt que sociales. On dirait même qu’ils ne regardent pas les informations, parce que l’ampleur de cette tragédie a heurté et heurte toujours le monde à chaque fois que nous voyons à la télévision des migrants repêchés morts ou vifs par les secours européens.

Seuls les Africains peuvent trouver et doivent trouver les solutions à l’immigration clandestine, il ne faut pas se décharger de cette responsabilité qui incombe entièrement à nos dirigeants, s’ils en sont incapables qu’ils démissionnent alors. Depuis de nombreuses années déjà, les ONG et autres associations ont lancé des cris d’alarme à l’endroit des autorités pour leur faire prendre conscience de la nécessité d’endiguer cette vague meurtrière.

J’ai la vive impression que les dirigeants africains ont des mémoires courtes et sélectives, ou bien ils feignent de ne pas se rappeler l’histoire de notre continent. Après tous les malheurs que nous avons subis- l’esclavage et la colonisation- comment accepter encore de voir les jeunes Africains mourir à cause de l’immigration clandestine. C’est incompréhensible. Nous avons déjà perdu des millions de nos mères, pères, frères et sœurs durant l’histoire, il est inacceptable d’en perdre encore des milliers de nos jours. Saviez-vous que 25 000 jeunes Africains sont morts en 20 ans à cause de l’immigration clandestine, ce qui fait 1 250 morts par an depuis vingt ans. Pensez-vous que ce n’est pas largement suffisant pour agir ? Moi si.

Les guerres, la pauvreté  et le chômage des jeunes sont les principaux facteurs d’immigration, qu’elle soit clandestine ou légale. On s’attarde sur les futilités alors que les véritables causes crèvent aux yeux. La guerre doit d’abord cesser dans les pays où elle est la cause de l’immigration clandestine, ensuite le travail des jeunes doit être une priorité pour décourager ces derniers à s’aventurer dans ce genre de périple meurtrier.

Certains pays comme le Sénégal ont fait d’énormes efforts pour lutter contre ce phénomène. D’ailleurs, c’est un sujet qui n’est presque plus d’actualité dans ce pays, car les autorités ont quasiment réussi à « convaincre » les jeunes à ne plus immigrer en leur donnant la possibilité d’avoir un travail, de faire du sport, etc.

La pauvreté qui couvre tout le continent doit mobiliser les dirigeants africains, car elle constitue la première cause d’immigration clandestine. Les jeunes sont au chômage, même en étant diplômés. Ils n’existent pas pour nous jeunes des conditions favorables pour notre émancipation et notre accomplissement à cause de nos dirigeants. Trop de pauvreté empêche les jeunes de croire en leur pays et au continent. Trop de pauvreté entraîne le chaos, la prostitution, la rébellion et l’immigration clandestine. C’est pourquoi les jeunes rêvent d’un avenir meilleur pour eux et leurs familles.

L’Union africaine (UA) devrait jouer pleinement son rôle dans ce sens, en trouvant les voies et moyens ordinaires ou extraordinaires pour convaincre les chefs d’Etat africains d’adopter une politique commune qui nous permettra de réunir toutes les conditions favorables pour que les enfants de AFRICA restent sur le continent à travailler pour la terre mère.

NON A L’IMMIGRATION CLANDESTINE.

On ne noie pas le poisson

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Le problème des enseignants au Gabon est comme un cailloux dans la chaussure des autorités, au lieu de chercher à enlever cette gêne de-là, ils la traînent en espérant qu’elle en sorte d’elle même. J’ai lu que le Premier ministre a reçu-comme avait fait ses prédécesseurs-en début de semaine les leaders syndicaux afin de régler leurs différends. Malheureusement à la fin de cette réunion les syndicalistes ne semblaient toujours pas satisfait des mesures et promesses prises par le chef de l’exécutif car ces dernières ne résolvent pas le problème mais l’apaise.

En signe de bonne foi et pour prouver leur ouverture au dialogue, une émission spéciale a été commandée par les autorités à Gabon Télévision( chaîne publique) pour confronter les différents responsables du Ministère de l’éducation Nationale, le conseiller du Président de la République et les leaders syndicaux accompagnés du président de l’Association des parents d’élèves afin d’édifier la population sur leurs divergences. Rien de nouveau n’est sorti de-là également si ce n’est des jets de pierre entre des gens qui se connaissent apparemment bien. Résultat les cours n’ont toujours pas repris, ce qui a poussé les élèves de Oyem capitale du Woleu-Ntem(Nord) a faire une marche pour réclamer eux aussi la reprise des cours(photo).

Il faut une fois pour toute que chacun fasse son travail consciencieusement parce qu’il ne sert à rien d’éviter un problème qui va de toutes le manières resurgir. Nous vous exhortons de mettre de coté vos frustrations pour qu’enfin tout rentre définitivement dans l’ordre, il y va de l’avenir des enfants.

Regardez, on a même pas assez de toilettes décents!!

données OMS-UNICEF parues sur JeuneAfrique le 19/11/2013

données OMS-UNICEF parues sur JeuneAfrique le 19/11/2013

Franchement j’ai marré lorsque j’ai vu cette carte. C’est vraiment pas croyable quoi!! l’accès au minimum n’est pas toujours facilité aux plus démunis alors que ce sont eux qui font le plus grand nombre. Il n’y a pas assez de toilettes décents en Afrique au sud du Sahara-Vous vous rendez compte?- L’accès aux toilettes doit être prioritaire car la santé commence par l’hygiène.