TOP 7 des conseils pour bien préparer son baccalauréat.

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C’est la dernière ligne droite pour les élèves de terminal avant le début des épreuves du baccalauréat qui commence ce mois de juillet dans certains pays du continent. Au Sénégal comme au Gabon, les candidats à cet examen révisent actuellement à  « plein régime » pour être prêts le  jour-j. Read More

Les Lions « pitoyables » du Cameroun

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Equipe du Cameroun prenant la photo officielle.(Crédit photos : Mboafootball.com)

La rencontre d’hier soir qui opposait les lions « pitoyables » du Cameroun aux Varenti de Croatie est sans aucun doute rentrée dans l’histoire de la participation des équipes Africaines en Coupe du monde. 4-0 c’était le score, bien-sur à l’avantage des Croates au cas où certains parmi vous ne le croiraient pas.

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Ce dont l’Afrique a besoin pour sa démocratie

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Carte de la démocratie en Afrique (http://www.statistiques-mondiales.com/carte_afrique.htm)

La problématique sur la démocratie en Afrique est toujours au centre des débats et au cœur des préoccupations des hommes et des femmes de ce continent.  C’est à la suite de l’article de mon ami blogueur Congolais Serge Katembera dont le titre est De quelle démocratie l’Afrique a besoin ? que j’écris ce billet afin d’apporter mon regard sur cette question qui a pourtant fait couler beaucoup de sang de salive et d’encre.

Je suis de la génération 80 et nous sommes en 2014, la démocratie à laquelle nous et ceux de la génération 90 souhaitons pour nos pays respectifs et pour notre Afrique, est presque la même que celle des générations qui nous ont précédées depuis les indépendances. Il est invraisemblable qu’après plus de cinquante ans, la plupart des pays soient encore au même niveau de revendications. Comme quoi la pilule démocratique a vraiment du mal à passer en Afrique.

Lorsque nos pays sont devenus indépendants en 1960, une partie des dirigeants de l’époque ont replongé très tôt leur peuple dans l’autoritarisme et l’oppression qu’ils venaient à peine de vaincre en devenant indépendants. L’oppressé est devenu l’oppresseur de son propre peuple à travers des systèmes comme le monopartisme, les coups d’Etat militaires, la permanence au pouvoir, la privation des libertés. Tous ces types de régimes abjects prévalaient et/ou prévalent au détriment de la démocratie pluraliste et des droits de l’homme qui étaient pourtant le fer de lance de la lutte pour les indépendances.

En trente ans de monopartisme (1960-1990) nos pays n’ont connu que des échecs socio-économiques et la naissance sur le lit de la corruption d’une classe politique habituée à la pensée unique. L’avènement du multipartisme en 1990 et les accords qui y ont été signés n’ont pas tenue leurs promesses, car jusqu’à nos jours nous n’avons pas des Etats démocratiques, mais plutôt des Etats qui semblent l’être au travers des pseudo organes ou institutions démocratiques (Cours constitutionnelle, commission électorale nationale, CNC, presse privée, conseil d’Etat, etc.).

Que faut-il alors pour nos démocraties ?

Sachant que la démocratie en Afrique consiste à la mise en place des institutions et organes pouvant la reconnaître, la garantir et la réguler, je proposerais quatre préalables pour la renforcer dans nos Etats :

1.      Un Etat de droit : c’est tout simplement un Etat où le droit s’applique à tous, car dans un Etat de droit, la loi coordonne et régule les institutions ou organes constituant le pouvoir politique. Sachant que le spectre de l’autoritarisme rôde autour du pouvoir en Afrique, Il est dans ce cas impérieux que nos Etats soient forts pour garantir la démocratie pluraliste et les droits et devoir des citoyens, pour arbitrer les conflits politiques économiques et sociaux. L’indépendance de la justice est capitale pour la démocratie, sans elle, point d’élection libre transparente et juste, point de libertés civiques point de cohésion sociale. C’est à ce titre que la promotion des Etats de droit en Afrique est plus que nécessaire si nous voulons que la démocratie soit pérenne et ancrée dans nos mœurs institutionnelles.
2.      Une société civile reconnue : la société civile c’est toi et moi, les ONG et associations des droits de l’homme, etc. En somme la société civile est l’œil et la main droite de l’Etat dans la société. Elle défend en amont les intérêts du peuple qui seront en aval défendus par l’Etat, si bien sûr celui-ci est un Etat de droit. Je pense que nos Etats devraient reconnaître et travailler avec la société civile pour veiller à ce que la loi soit respectée par tous et que nul n’abuse de son autorité ou pouvoir à des fins égoïstes ou partisanes. La société civile doit concourir à la vulgarisation de la démocratie auprès des populations par des formations sur la démocratie, les droits de l’homme et civiques, le processus électoral, etc.

 3.      Des partis politiques au service de la démocratie : les partis politiques sont aussi importants que la société civile, car ils sont le creuset des idées et des aspirations du peuple. C’est pourquoi au lieu de faire du clientélisme politique ou la prostitution politique comme c’est le cas actuellement, ils feraient mieux de proposer des idées neuves et constructives, d’éduquer politiquement et démocratiquement leurs membres et sympathisants, de consolider le jeu démocratique en respectant le vote et le résultat des urnes. Parfois le discours des partis politiques est incohérent pour les populations, la transhumance politique et la cupidité de ses leaders ne favorisent pas la réconciliation entre partis politiques et électeurs.

 4.      L’éducation civique et populaire : je pense que le mal de la démocratie en Afrique est l’absence chez les populations d’une culture démocratique. On nous a fait croire que la démocratie se limitait aux élections, à mettre un papier estampillé du nom d’un parti dans une urne. Non, c’est faux. La démocratie est plus vaste que ça, c’est une façon de vivre et de raisonner, une façon d’accepter l’autre dans sa différence (idéologique, religieuse, politique, etc.), une façon de gouverner. C’est pourquoi je crois que l’éducation civique et populaire doit jouer un grand rôle pour préparer les citoyens à défendre et rechercher la démocratie quand elle sera menacée et/ou « kidnappée » par ses détracteurs.

Si personne ne sait ce qu’est la démocratie, comment elle se manifeste, ses avantages, etc. comment alors prétendre la défendre valablement ? Les écoles primaires, collèges et lycée, les universités, les organes étatiques d’éducation populaire, les intellectuels, les citoyens lambda doivent participer chacun à son niveau à l’éducation démocratique des populations. Il y va de la cohésion nationale et la prospérité du pays.

Voilà pour ma part ce que je peux dire sur ce dont l’Afrique et le Gabon ont besoin pour une démocratie réaliste et vérifiable au quotidien. Toutes les énergies doivent se réunir pour créer une synergie qui profiterait à tous, au bonheur de nos populations, au développement de nos Etats, à l’éclosion d’une classe dirigeante démocratique et progressiste qui se démarquerait de celle qui gouverne actuellement et arbitrairement, et ce depuis l’avènement du multipartisme en 1990. Vivement que vous (lecteurs) compreniez les enjeux auxquels nous faisons face.