ASEEGS : De l’ombre à la lumière ?

 

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Après de nombreuses années tumultueuses et de désamour entre l’Association des Élèves Etudiants Gabonais du Sénégal (ASEEGS) et l’ensemble de la même communauté. Le nouveau président  élu de cette association, M.Pierre MAMBOUNDOU, a tenté dans l’interview qu’il a accordée à ESPRIT AFRICAIN de donner la nouvelle vision qu’il compte donner à cette association malade de bonnes idées.

C’est au sein de l’ambassade du Gabon au Sénégal que cette interview a été faite. Read More

La baisse du prix du loyer au Sénégal vue par un étudiant

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Lorsque les rumeurs fusaient sur ce projet de loi personne ne pensait qu’elle (la loi) serait promulguée aussi rapidement par le chef de l’Etat Sénégalais, comme quoi quand les décideurs ont de la volonté les choses vont vite. En effet le Président Macky SALL a promulgué le jeudi 23 Janvier 2014 la loi portant baisse du prix du loyer en République du Sénégal. Il s’agit d’une baisse de 29% pour les logements sociaux, 14% pour les logements moyen standing et enfin 4% pour les logements haut de gamme.

Cette loi vient comme une bouée de sauvetage pour les étudiants étrangers résidents au Sénégal car il était devenu difficile de joindre les deux bouts quand on sait la part importante qu’occupe la charge locative dans les ressources des étudiants. S’il faut ajouter à cela les factures d’eau, d’internet et surtout d’électricité qui sont très salées, vous comprenez aisément les difficultés financières auxquelles font face les étudiants à chaque début de mois.

Sans conteste nous savons tous qu’il y a eu une flambée du prix du loyer au Sénégal depuis ces dernières années notamment à Dakar due essentiellement à la spéculation et à une forte demande. Pour les étudiants le minimum à payer actuellement est  de 50.000 FCFA la chambre, il est difficile d’en trouver moins chère  si ce n’est une pièce exiguë et mal finie. Il faut savoir que parfois les étudiants sont obligés de vivre à 2 ou à 3 dans une petite chambre pour partager entre eux le montant du loyer. Cette solution quoique salvatrice financièrement rend difficile les conditions de vie et d’étude pour les étudiants.

Les étudiants comme les populations accueillent avec bonheur cette loi mais que dira t-on des bailleurs ? Nous avons tous comment certains parmi eux réagissent quand ce genre de nouvelle arrive à leurs perrons : «  je ne veux pas en entendre parler, mon loyer ne baissera pas » disent-ils. Mais bon, heureusement que l’Etat a mis en place des mesures légales au cas où certains bailleurs refuseraient de se soumettre à la nouvelle loi. J’aurais entendu qu’un numéro vert (80007777) a été mis en place pour tous ceux qui souhaiteraient se plaindre, cela peut être fait également dans les commissariats.

La baisse du prix du loyer va véritablement augmenter le pouvoir d’achat des étudiants et des populations qui pourront enfin faire de l’épargne pour  faire face aux éventuelles imprévues que ceux-ci rencontrent régulièrement. Même si ce n’est qu’un début cette mesure est à encourager car tout compte fait c’est l’économie Sénégalaise qui en profiterait.

 

Régime présidentiel ou super président ?

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Tous les pays du monde fonctionne sous un régime politique, il peut être présidentiel, semi-présidentiel, parlementaire ou encore monarchique. En Afrique nous avons plusieurs types de régimes : Le Cap-Vert est sous un régime parlementaire comme l’ile Maurice, tous les pays d’Afrique centrale sont sous régime présidentiel, le Togo et la Guinée Conakry aussi. Le Swaziland et le Maroc sont quant à eux sous un régime monarchique.

Si nous regardons de plus près nous verrons que la plupart des pays Africains ont adopté le régime présidentiel plutôt que parlementaire. Pourquoi le plus grand nombre à fait ce choix? Et bah parce-que ce régime accorde énormément de pouvoir au chef de l’Etat contrairement à l’autre qui le renvoie au role d’arbitre entre les trois pouvoirs.

Naturellement nos dirigeants ont la boulimie du pouvoir, ils n’aiment pas trop le partager ou donner une chance aux opposants d’y avoir accès. S’il faut ajouter à cela un régime qui leurs donne trop de pouvoir ça donne tout ce que nous connaissons en Afrique. La mauvaise gouvernance, l’absence de démocratie pluraliste, l’ethnicisme, le clientélisme, la gabegie etc.

La question est maintenant de savoir pourquoi ce régime cause t-il autant de mal à nos Etats. C’est à ce niveau que nous devons nous interroger, on regarde trop souvent les Hommes mais pas assez le cadre légal dans lequel ils exercent le pouvoir que nous leurs confions.

En réalité un régime présidentiel est un régime politique dans lequel il y a une « rigide » séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire).  Dans ce type de régime le pouvoir exécutif échoit au chef de l’Etat qui peut-être aussi premier ministre, il n’est pas responsable devant le parlement (législatif). Le pouvoir judiciaire jouit totalement de sa liberté et peut arbitrer le jeu entre les deux autres pouvoirs en cas de mésentente.

En Afrique cette version Etats-unienne et originelle du régime présidentiel a été contrefaite pour en produire un type tropicalisé c’est-à-dire le « présidentialisme ». Le chef de l’Etat absorbe à lui seul l’ensemble des pouvoirs  dévolus aux trois pouvoirs. Ce type de régime où le président devient hyperpuissant tend à se confondre avec un régime dictatorial car le président est la pierre angulaire des institutions politiques, le lieu où s’exerce le pouvoir, c’est lui qui donne la dynamique de la politique de l’Etat.

Cette concentration du pouvoir ne favorise pas la démocratie pluraliste, elle est le lit de naissance d’une oligarchie qui aura tous les pouvoirs en leur possession le temps d’un mandat ou deux ou encore illimité. Le « présidentialisme » cultive le culte de la personnalité, on le voit bien au Gabon, au Cameroun, en Cote d’Ivoire, au Tchad, au Togo, au Congo etc.

Dans ces régimes le chef de l’Etat est un « demi Dieu », il nomme et limoge qui il veut et selon son bon vouloir, les autres pouvoirs ne sont que les ombres d’eux-mêmes et ne peuvent le révoquer car il bénéficie de la légitimité populaire à travers le suffrage universel direct.

Trop de pouvoir tue le pouvoir, la volonté de s’y éterniser malgré tout a poussé certains dirigeants à réunir autour d’eux et sous leurs puissances toutes les institutions de la République les transformant ainsi en coquilles vides.

Comme vous venez de le lire, le régime présidentiel ne joue pas trop en notre faveur car nous avons besoin de démocratie. Le jeu politique est nécessaire pour avoir une culture démocratique ceci permettra à tous les partis politiques d’y participer équitablement.

C’est dans ce sens que le régime parlementaire ferait l’affaire car dans ce régime politique il y a une séparation « souple » des trois pouvoirs. Le président de la république ne gouverne pas, le pouvoir exécutif est partagé entre lui et le premier ministre.  Ce dernier exerce le pouvoir, définit et conduit les politiques engagées par la nation sous le contrôle du parlement qui peut le démettre de ses fonctions par une motion de censure.

Dans ce type de régime les ministres sont choisis parmi les députés et non parmi les amis du président, c’est pourquoi le premier ministre doit nécessairement obtenir le soutien de la majorité parlementaire pour mieux gouverner.

Chacun peut avoir son point de vue sur le sujet toutefois nous pouvons être d’accord sur un point. Le régime parlementaire est le modèle idéal pour nos jeunes Nations qui ont besoin de s’exprimer, de proposer et de gouverner. Le pouvoir doit être au peuple et non à un seul Homme. Dans ce régime politique tout se joue sur les projets de société des partis politiques et non sur la tête ou le nom du candidat comme il est de coutume dans les régimes présidentiels.

Le changement que nous attendons tant en Afrique devra passer par cet impératif absolu, celui de nous offrir le cadre idéal pour l’exercice du pouvoir, le régime auquel nous nous soumettrions devra favoriser la culture démocratique et le partage du pouvoir.

La dot au Gabon : l’Etat est en déphasage avec les pratiques sociales

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Tous les week-ends plusieurs dizaines de Gabonais se marient selon la coutume à Libreville comme à l’intérieur du pays. C’est un événement qui ne passe point inaperçu dans les rues de la capitale gabonaise, on y voit les convives vêtues du pagne que les mariés ont choisi pour leur union, de nombreuses voitures klaxonnant pour annoncer le passage des mariés, les cris des femmes acclamant la beauté du couple dès son arrivée au lieu de la cérémonie.

Comment ça se passe ? Deux familles se réunissent pour unir dans le respect de nos traditions deux de leurs enfants. Pour sceller cette union, une dot est versée par le marié pour valider l’union, mais aussi pour prouver l’amour que ce dernier porte à sa dulcinée. Tout simplement.

Le mariage coutumier est une réalité hebdomadaire au Gabon, pourtant le 31 mai 1963 par la loi n° 20/63 du 31 mai 1963 (J.O. du 1er juillet 1963, p. 510), l’Etat gabonais supprimait la dot. Pourquoi ? Les autorités seules le savent. Supprimer la dot, c’est en somme ne pas reconnaître le mariage coutumier au profit du mariage consacré par le code civil qui est de type européen. Il n’y a aucun mal à se marier à l’européenne, c’est un type de mariage comme tous les autres. Toutefois il paraît aberrant et contre nature de ne pas reconnaître le mariage qui est propre à nos coutumes c’est-à-dire celui qui est pratiqué chaque week-end par les Gabonais. Je ne pense pas que les Européens feraient la même bêtise : adopter un type de mariage qui ne corresponde pas à leurs traditions.

Cette décision de supprimer la dot a causé de nombreux torts à la société gabonaise, car laissant ainsi les milliers de femmes qui se sont mariées selon la coutume sans aucun recours légal pour faire valoir leurs droits. Plusieurs parmi ces femmes ont été chassées, spoliées de leurs biens et même maltraitées par la famille du défunt mari. Les discriminations faites aux  veuves et aux orphelins résident également dans cet anachronisme entre la loi et les pratiques sociales du pays. Si la loi reconnaissait la dot comme étant une preuve d’union alors la problématique sur les droits successoraux qui déchirent les familles aurait trouvé dans le mariage coutumier un début de solution. Le mariage coutumier n’est pas contraire à celui pratiqué à l’état civil à la seule différence que la dot scelle l’union au mariage coutumier et la bague au mariage à l’état civil. Il y a des améliorations qui peuvent être apportées sinon les deux sont acceptables.

De nos jours, je crois qu’il est temps de revoir ce texte de loi qui ne correspond nullement aux réalités gabonaises. La loi ne doit défendre que les activités nuisibles à la société, la dot n’en fait pas partie pour la supprimer au profit d’une tradition qui nous est étrangère. C’est une nouvelle fois la preuve que nos autorités n’ont jamais été en harmonie avec les réalités sociales du Gabon depuis les indépendances jusqu’à  nos jours.

Vous comprenez maintenant pourquoi l’Afrique n’arrive pas à régler ses problèmes, elle a épousé la culture et les pratiques étrangères tout en tuant les siennes. Comment évoluer harmonieusement si les autorités dénaturent elles-mêmes nos us et coutumes. C’est pourquoi j’en appelle aux autorités compétentes du Gabon de revoir de plus près cette loi inadaptée qui constitue non seulement une injustice coutumière, mais aussi une perte de nos traditions.

L’Afrique et sa souveraineté de façade

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Peut-on véritablement dire que les Etats Africains sont souverains ? C’est une question existentielle au vue des enjeux auxquels font face nos pays actuellement. Les retards criards observés dans les secteurs à mon sens souverains – ce qui n’est pas du sens de nos Etats – tels que l’éducation, la santé, la culture, la sécurité alimentaire, l’eau, et la sécurité, met en lumière la mauvaise compréhension ou la mauvaise foi que font nos dirigeants sur le concept de souveraineté.

En dehors des secteurs que j’ai cités plus haut, il faut également y ajouter la monnaie qui est le nerf de cette souveraineté. Je ne veux pas trop m’appesantir sur ce sujet parce qu’en dépit du fait que le CFA ne soit pas une monnaie créée par les Etats Africains, cela n’empêche guère à l’Etat Gabonais par exemple de construire une école primaire dans un village qui en a besoin. C’est pourquoi je me concentre spécifiquement sur la souveraineté qui a trait aux moyens de « conservation » comme disait Rousseau, de nos peuples, du peuple Africain.

Il faut un peuple bien éduqué et proche de sa culture,  un peuple en bonne santé qui mange à sa faim, boit de l’eau potable et vit en toute sécurité. C’est uniquement par la réalisation de ces préalables fondamentaux que nos Etats Africains pourraient parler de souveraineté. A contrario, on remarque que la souveraineté se fait valoir par nos dirigeants que lorsqu’il y a ingérence dans les affaires politiques. On peut citer en autre les contestations électorales des ONG internationales ou de certains pays occidentaux et même Africains, les reproches en ce qui concerne la démocratie ou la liberté d’expression des journalistes par exemple. Ces dans ces circonstances que les dirigeants Africains sortent la carte de la souveraineté. Je les entends dire : «  Nous sommes un Etat souverain et libre, les affaires intérieures de notre pays ne concernent pas les autres Etats », c’est vrai mais pourtant lorsque les mêmes font des reproches sur des questions de santé ou d’adduction d’eau, ce sont également les mêmes dirigeants Africains  qui demandent à ces derniers de l’aide financières. Paradoxe.

 C’est pour dire que la souveraineté n’a pas chez nous le sens global qu’il devrait avoir, mais plutôt un sens opportuniste, c’est à dire politique. C’est ce sens qui est le plus valorisé et qui justifie la longévité de plusieurs dizaines d’années au pouvoir des présidents en Afrique.

La souveraineté mes chers frères Africains doit d’abord consister à bien protéger nos frontières. Comment comprendre que nos armés ne peuvent pas toujours après 50 ans d’indépendance,  garantir l’intégrité territoriale de nos pays. On l’a vu au Mali, au Congo-Kinshasa, en Centrafrique etc. La première obligation de nos gouvernants est celle-là, assurer l’intégrité territoriale. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’aucun peuple et aucun pays ne peut se développer et surtout se « conserver » dans un environnement d’insécurité permanente. C’est une obligation souveraine.

On a l’impression que les dirigeants Africains oublient que ce sont les hommes et les femmes qui font la prospérité d’une nation. Parce que lorsqu’on voit le dispositif sanitaire de nos pays, on a l’impression qu’il est équipé pour ne pas soigner les populations. Notre espérance de vie est de 57 ans alors que la moyenne mondiale est de 69 ans. La mortalité infantile a tué 7,6 millions (2010) d’enfants de moins de 5 ans en Afrique, la pandémie du Sida, le paludisme, le diabète, la tension artérielle pour ne citer que ceux là, font des millions de morts chaque année à travers le continent.

 Comment entrevoir l’avenir quand nos populations meurent prématurément des maladies connues de tous et qui peuvent pourtant être prévenues. Comment avoir des hommes et femmes forts, performants et qui vivent longtemps pour assurer la croissance, si on n’améliore pas leur santé. Il va sans dire qu’il faut impérativement que le secteur de la santé soit reformé et adapté aux réels besoins de ceux qui font la nation, c’est-à-dire les populations. La souveraineté consiste également à garantir cela, c’est la souveraineté sanitaire.

 Le meilleur moyen pour lutter contre les maladies, ou contre certains fléaux qui sévissent en Afrique est l’éducation. Elle seule permet aux populations de maîtriser et de mieux comprendre les moyens de lutte contre les maladies. L’éducation est un grand défi continental, les statistiques sont assez intéressants sur le plan de la scolarisation, il y a 90% de scolarisés parmi la population. C’est déjà une bonne chose, cependant le taux d’échec, l’abandon scolaire, l’inadéquation entre l’éducation et les réalités endogènes des pays Africains, viennent ternir ces efforts de scolarisation déjà consentis. En marge de ces facteurs qui édulcorent ce fort taux de scolarisation, il y a aussi les grèves et revendications intempestives  des enseignants qui sont faites chaque début de rentrées et même durant l’année scolaire, les universités qui sont devenues des lieux de propagandes politiques, les sectes, le repli ethnique, l’affairisme, ont pris la place de la transmission du savoir et la recherche scientifique qui pourtant permettraient de donner des réponses précises aux divers questions qu’on se pose sur le passé, le présent et l’avenir.

 Maurice Barrès disait que « l’éducation ne transforme l’homme, mais l’éveil » c’est à cela que doit consister l’éducation du peuple, les maintenir en « éveil » pour construire une Afrique forte et prospère.  Elle permettra surtout de qualifier les ressources humaines qui porteront les nombreux projets prioritaires dont le continent se dote pour assurer son avenir. Ne croyez-vous pas que cela devrait aussi relever de la souveraineté ? Moi si.

 L’alimentation en Afrique, voici un une problématique qui fait couler beaucoup d’ancres et de salives. Comme dans les secteurs sus cités, l’alimentation ne devrait pas échapper aux obligations souveraines de nos Etats. Un pays qui est incapable de nourrir son peuple convenablement et à des prix abordables, ne peut se venter d’être souverain. La sécurité alimentaire à travers l’auto suffisance alimentaire est un moyen de lutte contre les famines que nous observons sur le continent, notamment comme celles connues dans la corne de l’Afrique ou encore en Afrique de l’Ouest en 2012.

 Il est vrai que la production agricole a augmenté de 10% ces dernières années en Afrique, toutefois on remarque que les prix proposés sur le marché sont toujours aussi élevés pour des raisons aussi diverses que variées. Une approche plus élaborée sur le secteur devrait mobiliser tous les dirigeants pour que l’Afrique assume elle-même l’alimentation de ses enfants. Il y va de notre souveraineté alimentaire.

 Sur une émission de radio un Monsieur avait dit : « La santé commence d’abord par boire de l’eau potable » c’est sans réserve que je partage cette idée, car une eau qui non potable entraîne des maladies qui habituellement tuent nos populations. Mais l’eau c’est d’abord la vie, chaque pays devrait s’assurer de l’adduction en eau courante dans chaque foyer. Ce qui n’est pas le cas malheureusement dans nos pays, le nombre de foyer et la qualité de l’eau distribuée ne font que diminuer d’années en années fautes également de bons programmes nationaux d’adduction d’eau. Cette précieuse richesse doit également relever de la souveraineté d’un Etat à travers des contraintes qui obligeraient les concessionnaires à multiplier les investissements afin d’accroître le nombre de foyer qui ont accès à l’eau courante.

 Enfin la culture, on dit souvent que « C’est ce qui reste quand on a tout perdu », et oui c’est tout à fait vrai. Après l’esclavage et la colonisation qui ont considérablement entamés notre culture, il est de la responsabilité de nos dirigeants de faire en sorte qu’elle soit valorisée pour ne pas oublier et perdre nos origines, nos croyances et rites, nos us et coutumes. Notre culture est notre équilibre sans aucun doute, c’est notre rempart car nous nous référons à elle dans les moments difficiles.

 Avec la mondialisation et la globalisation du monde actuelle, il serait préjudiciable pour nous Africains d’abandonner ou de négliger notre culture au profit de celle des autres. Nous devons comme ces derniers la diffuser et la valoriser car étant trop riche et belle pour la garder seulement pour nous. Il constitue un secteur de souveraineté. Les Etats doivent garantir sa pérennité à travers les années à venir pour que les générations futures  et le monde se rappellent de nos origines et de nos pratiques.

 Si véritablement les dirigeants considéraient ces domaines comme étant souverains, nous n’en saurions pas à ce niveau de nos jours. Pour avoir une croissance soutenue et maîtrisée de nos pays, il faudrait sans aucuns doutes se réapproprier le concept de souveraineté. Elle n’est pas seulement celle-là qui est célébrée chaque année lors des fêtes de l’indépendance à travers le continent, elle est surtout celle qui relève de la « conservation » de la Nation et de l’Etat.